Conseil d’Affaire France-Suisse
Introduction :
L’économie Suisse est l’une des plus compétitives au monde, principalement en raison de son secteur tertiaire. En comparaison internationale, la Suisse est relativement peu endettée et dispose d’un système fiscal concurrentiel. Composée essentiellement de petites et moyennes entreprises, l’économie suisse est axée sur l’exportation.
Le régime fiscal fédéraliste permet aux personnes morales de bénéficier d’un taux d’imposition relativement bas, ce qui fait de la Suisse un pays attrayant pour les entreprises. Comme en témoigne l'implantation de nombreuses multinationales dans le pays, la Suisse dispose également de multiples atouts (main-d’œuvre qualifiée, grande force d’innovation, stabilité politique, qualité des conditions de vie et position centrale du pays en Europe).
Néanmoins, l’économie suisse est majoritairement constituée de petites et moyennes entreprises, communément appelées PME. Nombre d’entre elles sont axées sur l’exportation, ce qui explique pourquoi la Suisse enregistre régulièrement un excédent commercial.
Principaux secteurs économiques Suisses :
La majorité des travailleurs suisses sont actifs dans le secteur des services, principalement dans le commerce, la finance ou le tourisme. Dans le secteur industriel, ce sont l’industrie chimique et pharmaceutique ainsi que la construction de machines et la métallurgie qui se taillent la part du lion. Le secteur agricole est quant à lui en perte de vitesse.
Avec sa place financière et commerciale, la Suisse emploie une majorité de sa population active dans le secteur des services. Outre les banques et les compagnies d’assurance, le négoce de matières premières occupe une place de choix dans le paysage économique. Jouant un rôle clé, en particulier dans une grande partie de l’espace alpin, le tourisme constitue également un secteur important.
L’agriculture, qui marque de son empreinte les paysages et les traditions helvétiques, a des retombées sur le tourisme. S’il est en perte de vitesse, le secteur agricole n’en fournit pas moins à la population suisse la majeure partie des denrées alimentaires consommées.
Dans le secteur industriel, l’industrie chimique et pharmaceutique ainsi que la construction de machines, la production d’électricité et la métallurgie sont des branches essentielles, fortement axées sur l’exportation. Le troisième secteur d’exportation n’est autre que l’industrie horlogère, qui, conjuguant qualité, tradition et innovation, a acquis une réputation mondiale.
Agriculture :
Le secteur agricole ne représente qu’une petite part de l’économie suisse, mais il contribue de façon importante au tourisme et permet d’assurer la sécurité alimentaire du pays.
En 2016, le secteur primaire représentait environ 1% du produit intérieur brut suisse. En 2015, le revenu total atteignait environ 10,1 milliards de francs, dont la moitié provenait de la production animale, principalement de la fabrication de produits laitiers. L’autre moitié est assurée par l’agriculture végétale. La grande majorité des produits sont destinés au marché interne suisse, même si certains types de produits, comme le fromage et les céréales, sont aussi vendus à l’étranger.
Le secteur emploie 155’184 personnes au total, soit 14% de moins qu’en 2005. Entre 2005 et 2015, le nombre d’exploitations agricoles a baissé de 64’000 à 53’000. En 2015, environ trois quarts des fermes se consacraient à la production animale et la surface cultivée représentait environ 19,5 hectares par exploitation. Le poids du secteur agricole a fortement diminué au cours des dernières décennies. Sa valeur ajoutée est ainsi passée de 2,2% en 1990 à 1,1% en 2000. Les principales raisons de cette chute : l’évolution structurelle de l’économie suisse, de plus en plus orientée vers des services, et la concurrence de pays aux coûts de production moins élevés. Les apports de l’agriculture ne sont pas uniquement économiques. Le secteur exploite également près de la moitié du territoire et préserve ainsi le paysage. En fournissant 55% des biens alimentaires consommés en Suisse (2014), l’agriculture garantit par ailleurs une partie de la sécurité alimentaire du pays. Le marché de l’agriculture biologique est en croissance constante depuis plusieurs années. Actuellement, plus de 12,2% des domaines agricoles suisses pratiquent l’agriculture biologique. Les produits bio représentent désormais 7,7% de l’ensemble du marché alimentaire en Suisse. La Confédération mène une politique agricole qui protège ce secteur. En 2015, elle a accordé des paiements directs pour un montant de 2,8 milliards de francs, soit environ 4,2% de son budget, pour défendre le domaine de l’agriculture et de l’alimentation.
Machines, équipements électriques et métallurgie :
Le secteur des machines, des équipements électriques et des métaux est le plus grand employeur industriel et l’un des plus grands exportateurs du pays.
L’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, également appelée «industrie MEM», occupe 320'000 personnes et se compose à 99% de PME de moins de 250 employés. Le secteur emploie plus de 500’000 personnes à l’étranger. C’est aussi le deuxième plus grand exportateur industriel de Suisse, avec 63 milliards de francs en 2015, soit 31% du total des exportations suisses. Près de 60% des exportations de l’industrie MEM sont destinées à l’UE. Cette industrie puise ses racines dans la fabrication de textiles au 19e siècle. Au moment où les entreprises suisses cherchaient à mécaniser leur production, celles-ci n’ont pas pu se fournir auprès de leurs concurrents en Angleterre et ont dû concevoir leurs propres appareils. Aujourd’hui, les entreprises suisses sont parmi les plus compétitives de la planète, en particulier celles qui produisent des machines-outils ainsi que les constructeurs de machines pour l’industrie textile et l’imprimerie. En chiffres absolus, la Suisse figure parmi les dix plus grands exportateurs de machines au monde. Au total, on décompte plus de 2500 sociétés. Les plus grands acteurs de ce secteur sont ABB, Liebherr, Georg Fischer, Sulzer, Bucher Industries, Bühler Holding et Schindler.
Tourisme :
Le tourisme est l’un des secteurs les plus importants de l’économie et fournit près de 4% de la main-d’œuvre en Suisse. Lacs, forêts, montagnes et air pur: la Suisse dispose de nombreux atouts pour attirer les touristes. Aujourd’hui, le secteur est l’un des plus importants de l’économie helvétique. Avec 35,6 millions de nuitées générées en 2015, l’industrie touristique contribue à hauteur de 2,8% au produit intérieur brut avec un montant total de 17,4 milliards de francs. Le secteur emploie plus de 170’000 personnes en équivalents plein-temps. En 2015, les hôtes en provenance d’Allemagne venaient en tête des touristes européens, avec près de 4 millions de nuitées. Les touristes des pays du Golfe ont également généré un nombre élevé de nuitées (0,9 mio.), à l’instar des hôtes chinois (1,4 mio.) et indiens (0,6 mio.). Située au cœur de l’Europe, la Suisse a toujours attiré de nombreux voyageurs, mais aux 18e et 19e siècles, la littérature et la peinture naturaliste ont suscité un engouement sans précédent pour le monde alpin. C’est à ce moment-là que l’agence anglaise Thomas Cook a lancé les premiers voyages organisés dans le pays. Durant l’après-guerre, la Suisse est devenue une destination de vacances prisée grâce à l’avènement des sports d’hiver. Le pays a étendu considérablement son réseau de routes et de voies ferroviaires, et a construit beaucoup de nouveaux logements et hôtels.
La demande touristique varie fortement en fonction du cours du franc et de l’évolution de la conjoncture globale. Depuis quelques années, les organisations de promotion touristique, comme Suisse Tourisme, attirent de nouveaux voyageurs en provenance des pays émergents comme l’Inde, la Russie et la Chine.
Chimie et pharmacie :
L’industrie chimique et pharmaceutique est la principale industrie exportatrice de Suisse. Elle représente chaque année près de la moitié du volume des exportations suisses et contribue à environ 5% du PIB. Près d'un millier d'entreprises sont actives dans ce secteur, et deux d'entre elles comptent parmi les plus grandes au monde.En 2020, l’industrie chimique et pharmaceutique a contribué à hauteur de 6,3% au produit intérieur brut. Elle se place ainsi juste derrière l’industrie des machines, mais est en tête pour les exportations. Chaque année des produits chimiques et pharmaceutiques d’une valeur de plus de 116 milliards de francs sont vendus à l’étranger, ce qui représente près de 52% des exportations totales. En 2020, cette industrie employait environ 74’000 personnes en Suisse et plus de 338’000 à l’étranger. Les premières entreprises chimiques et pharmaceutiques se consacraient à la fabrication de colorants pour l’industrie textile au 19e siècle. Par la suite, cette industrie s’est concentrée sur la production de produits à forte valeur ajoutée comme les sérums, les vaccins et les médicaments. Après la crise et les profondes restructurations survenues dans les années 1990, le secteur pharmaceutique a renoué avec une forte croissance dans les années 2000 et occupe désormais une place nettement plus importante que celle du secteur chimique. Les exportations de ce seul domaine sont ainsi passées de 8 milliards de francs en 1990 à 99 milliards de francs en 2020. Un certain nombre de grandes entreprises pharmaceutiques et chimiques dominent le secteur, notamment Novartis, Hoffmann-La Roche, CilagGmbH et Celgene International II, dans le domaine pharmaceutique, et Givaudan International, Trinseo Europe et Estée Lauder dans le secteur chimique. Les entreprises Hoffmann-La Roche et Novartis comptent parmi les plus grands groupes pharmaceutiques au monde en termes de chiffre d’affaires. Mais près de la moitié des personnes travaillant dans ce secteur sont employées par des petites et moyennes entreprises. Au total, on compte près d'un millier de sociétés actives dans ce domaine. Elles sont pour la plupart localisées dans les régions de Bâle, Zurich et Zoug ainsi que dans l’arc lémanique.
Horlogerie :
L’horlogerie suisse a conquis le monde grâce à ses produits de haute qualité. Après avoir traversé une crise profonde dans les années 1970 et 1980, le secteur a rebondi pour devenir en 2016, l’industrie horlogère constituait le troisième secteur d’exportation, derrière les machines (31 mia.) et les produits chimiques et pharmaceutiques (94 mia.). La Suisse est à la tête des pays exportateurs de montres en termes de volume financier devant Hong Kong et la Chine. En 2015, l’horlogerie employait quelque 59’000 personnes en Suisse et générait 1,5% du produit intérieur brut. L’industrie horlogère est née à Genève au milieu du 16e siècle, lorsque le réformateur Jean Calvin a interdit le port d’objets ornementaux. Les orfèvres et joailliers de la région se sont alors tournés vers l’horlogerie. Tout au long du 20e siècle, une série d’innovations ont permis à la place horlogère suisse de dominer le reste du globe dans ce domaine. La première montre-bracelet a été produite en 1926. Par la suite, des inventions encore plus sophistiquées ont vu le jour, comme la première montre à quartz ou la première montre-bracelet étanche.
Dans les années 1970 et 1980, l’introduction de la montre électrique et la concurrence du Japon ont plongé le secteur dans la crise. Mais après une phase de redimensionnement, le secteur a rebondi: les exportations sont ainsi passées de 4,3 milliards de francs en 1986 à 21,5 milliards en 2015. En 2016, la valeur des montres exportées a néanmoins baissé de 9,9% pour atteindre 19,4 milliards de francs. Il existe de nos jours environ 700 entreprises horlogères en Suisse, dont la plupart sont implantées à Genève et dans l’arc jurassien. Parmi les entreprises qui emploient plus de 1000 personnes, on trouve notamment Swatch Group, Rolex Cartier, Omega et LVMH Swiss Manufactures SA.
Banques et assurances :
En Suisse, les banques, les assurances et les caisses de pension totalisent plus de 200’000 emplois à plein temps et génèrent près de 10% du produit intérieur brut. Leader international de la gestion d’actifs, le secteur financier suisse fournit également à l’économie et à la population des prestations de base tels que crédits et services financiers.
Les compagnies d'assurance et les banques constituent des piliers de l’économie suisse, générant ensemble près de 10% du produit intérieur brut de la Suisse. En 2020, la valeur ajoutée du secteur financier atteignait environ 68 milliards de francs et le nombre de salariés en équivalents plein temps était d'environ 208'800. La place financière, tournée vers l'exportation, a représenté 24% des exportations de services en2019. La Suisse est l’une des principales places financières au monde. Fin 2019, le secteur bancaire suisse était leader du marché mondial de la gestion de fortune transfrontalière avec une part de marché de 25%. Durant cette même année, les actifs sous gestion des banques suisses s'élevaient à 7893 milliards de francs, dont environ la moitié provenait de l’étranger.
La Suisse compte environ 246 banques (2019). Les deux grandes banques internationales, UBS et Credit Suisse, représentent environ 50% du marché bancaire. Les 50 % restants se répartissent principalement entre les 24 banques cantonales, les banques étrangères, les banques Raiffeisen, les banques boursières, les banques régionales, les caisses d’épargne et les banques privées. Outre la création directe de valeur, le secteur bancaire suisse, dont les prestations sont variées et diversifiées sur le plan régional, assure un approvisionnement efficace de l’économie intérieure et de la population en crédits et divers autres services financiers. En 2019, les compagnies d'assurance ont généré un volume de primes de plus de 240 milliards de francs suisses, dont environ 78% provenaient de l’étranger. Cette branche à forte intensité capitalistique contribue de manière significative au cycle économique, que ce soit en tant que contribuable ou en tant qu’investisseur : son volume d’investissement en Suisse s’est élevé à près de 570 milliards de francs suisses en 2019. Sur près de 200 compagnies d’assurance que compte la Suisse, six sont de grands groupes d'entreprises. Le plus grand assureur privé de Suisse est de loin le Zurich Insurance Group, suivi de Chubb, SwissRe et Swiss Life.
Commerce de détail :
En Suisse, le commerce de détail est dominé par deux grands acteurs : Migros et Coop.
Deux sociétés coopératives, Migros (chiffre d’affaires de 27,7 milliards de francs pour 102'851 employés en 2016) et Coop (chiffre d’affaires de 28,3 milliards de francs pour 85’000 employés en 2016), dominent près de 70% du marché du commerce de détail en Suisse. Toutefois, depuis environ une décennie, l’arrivée de chaînes étrangères comme Lidl et Aldi a légèrement ébranlé ce duopole. Ces deux nouveaux acteurs atteignent ensemble une part de marché de 2,8%. Manor est un autre compétiteur de taille dans le secteur (2,64 milliards de francs de chiffre d’affaires pour 10’200 employés).
Ces dernières années, les achats en ligne ont gagné en importance, même si les revenus tirés de cette activité restent encore modestes par rapport à l’ensemble du marché. Les principaux acteurs, Le Shop (appartenant à Migros) et Coop@home, ont respectivement généré des chiffres d’affaires de 182 millions de francs et 129 millions de francs en 2016.
Les autres secteurs du commerce de détail sont plus internationalisés et ouverts à la compétition. La Suisse compte la présence de l’entreprise suédoise Ikea dans le secteur de l’ameublement, de la société espagnole Zara dans l’habillement, ou de la chaîne allemande Mediamarkt dans le domaine du multimédia.
Les relations bilatérales Suisse-France :
Les relations entre la Suisse et la France sont riches et étroites, particulièrement dans les zones frontalières. Les deux pays sont unis par une langue commune et par des échanges humains, politiques, économiques et culturels. Des contacts étroits sont régulièrement entretenus à tous les niveaux. La France, pays voisin et membre fondateur de l'Union européenne (UE), est un partenaire prioritaire de la politique étrangère suisse. Les relations entre les deux pays sont régies par de nombreux traités bilatéraux, ainsi que par les accords conclus entre la Suisse et l'UE. La frontière commune, longue de presque 600km, explique la densité des échanges transfrontaliers observés notamment dans l'agglomération genevoise, la région lémanique, l’«Espace Mont-Blanc», le Rhin supérieur et l’Arc jurassien. Plus de 220’000 personnes franchissent chaque jour la frontière française pour venir travailler en Suisse. La collaboration bilatérale porte en particulier sur les questions économiques, sur la coopération en matière de recherche et d’innovation, ainsi que sur des projets
La France est le 5e partenaire commercial de la Suisse, derrière l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Italie et la Chine. En 2022, la valeur des échanges s’est élevée 36.2 milliards CHF, avec une balance commerciale quasi-équilibrée. La Suisse occupe le troisième rang des investisseurs étrangers en France, derrière les Etats-Unis et l’Allemagne, avec un stock de 107 milliards EUR. La Suisse est le premier pays créateur d’emplois de production dans l’Hexagone, selon les autorités françaises. A l’inverse, la France figure au 4e rang des investisseurs étrangers en Suisse, avec un stock de 48,2 milliards CHF. Plus de 1300 entreprises suisses sont implantées en France et génèrent plus de 300'000 emplois, alors qu’on dénombre en Suisse 1500 entreprises françaises pour 71'000 emplois. Plus de 220’000 Françaises et Français se rendent quotidiennement en Suisse pour y travailler.
Secteurs prioritaires, opportunités pour les entreprises Suisses :
Industrie pharmaceutique :
Avec près de 100'000 salariés, l’industrie pharmaceutique française est un secteur important de l’économie nationale. En 2021, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 63.1 Mrds EUR, dont environ la moitié réalisé à l’étranger, avec un excédent commercial de plus de 8,7 Mrds EUR. La taille du marché, ainsi que le système de santé universel français rend le pays attractif pour les entreprises pharmaceutiques suisses. La pharma et la chimie comptent d’ailleurs pour un tiers des exportations suisses vers la France et pour 12% des importations suisses de France. Banques et assurances Hub financier majeur de la zone Euro, Paris continue de profiter de l’afflux de banques étrangères provoqué par le Brexit. Dernière annonce en date, la banque britannique Barclays a annoncé début août 2023 sont intention de déplacer le siège de ses activités européennes de Dublin à Paris. Pas moins de 5'500 nouveaux emplois auraient été créés dans le secteur financier en région parisienne depuis le Brexit3. Les banques américaines JPMorgan, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup et Morgan Stanley ont beaucoup compté dans cet afflux. Elles comptent désormais près de 2’700 employés à Paris. Paris fait valoir l’avantage de la taille de son marché, se plaçant en tête du classement des centres financiers de l’UE s’agissant de la capitalisation boursière via Euronext ou du volume d’actifs financiers sous gestion. Comme la place financière suisse, Paris s’attèle depuis plusieurs années à diversifier ses activités en mettant l’accent sur la finance durable et la FinTech. La France représente un marché important pour les établissements bancaires et les compagnies d’assurances suisses qui y sont implantés.
Infrastructures de transport :
L’Accord Suisse-UE sur les marchés publics offre des opportunités intéressantes pour les entreprises suisses - équipementiers, bureaux d’ingénieurs - sur des projets d’infrastructures de transport. C’est le cas par exemple sur le Grand Paris Express, actuellement le plus grand chantier d’Europe, ou le tunnel ferroviaire sur le tracé Lyon-Turin. Des projets d’extension du réseau de TGV existent dans la partie Sud de la France sur les axes Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Lyon ou Montpellier-Perpignan.
Energie :
Après un hiver 2022/2023 marqué par la crise énergétique, le gouvernement français s’est attelé à faire adopter deux lois : l’une pour accélérer la production d’énergies renouvelables et l’autre pour relancer la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. La première a pour objectif de rattraper le retard pris par la France en matière d’énergies renouvelables. En 2020, elle était en effet le seul pays à ne pas avoir atteint le chiffre fixé par l’UE de 23% de part de renouvelables. La nouvelle loi a comme but de faciliter l'implantation de projets et vise à atteindre d'ici à 2050 100 GW de production solaire (15 GW en 2022),
40 GW d’éolien en mer (via la construction de 50 parcs) et 40 GW d’éolien terrestre. Le premier parc éolien en mer, d’une capacité de 480 MW, a été inauguré par le Président Macron en novembre 2022 au large de St-Nazaire. La deuxième loi, sur la relance du nucléaire, a été promulguée le 22 juin 2023. Elle facilite les procédures administratives pour accélérer la construction de nouveaux réacteurs de type EPR2 et le développement de petits réacteurs modulaires (PRM/SMR). Elle supprime l’objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans le mix français à l’horizon 2035, décidé après Fukushima. Il est ainsi prévu de construire six réacteurs EPR2 d’ici 2050 et de lancer des études pour huit réacteurs additionnels. La première paire d’EPR2 doit être opérationnelle d’ici 2035 sur le site de Penly au bord de la Manche. Une autre paire sera construite sur le site de la centrale existante au Bugey, entre Lyon et Genève.
Electricité :
Après une année 2022 difficile, marquée divers problèmes dans les centrales nucléaires qui fournissent au pays trois quarts de son électricité, la France a repris au 1er semestre 2023 sa place de leader européen des exportations d’électricité. Durant les mois d’été, le groupe EDF profite de la baisse de consommation pour intensifier les opérations de maintenance. A fin juin 2023, 25 des 56 réacteurs du parc nucléaire français étaient ainsi à l’arrêt. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE mise sur une disponibilité du parc nucléaire entre 40 et 45 GW au 1er décembre 2023 et entre 45 et 50 GW dès janvier, ce qui représenterait une production de 5% supérieure à celle de l’hiver précédant. Combinée aux mêmes efforts d’économies que l’hiver 2022/2023, cette hausse de production devrait permettre de sécuriser l’approvisionnement.
Gaz :
Du fait de la guerre en Ukraine, la France a dû réorienter sa stratégie d’approvisionnement en gaz et miser sur un influx massif de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des Etats-Unis et de gaz naturel importé de Norvège par gazoduc. Les experts du secteur gazier français n’anticipent pas de tensions sur la disponibilité du gaz pour l’hiver 2023/24, si les efforts de sobriété de la part des industriels et des ménages se maintiennent. L’approvisionnement des réserves stratégiques va se poursuivre jusqu’à l’automne pour atteindre, en principe, les 100% en octobre 2023.
Hydrogène :
La France a été l’un des premiers pays au monde à se doter d’une stratégie hydrogène en 2018. Avec une enveloppe de 9 Mrds EUR, débloquée via le plan de relance post Covid-19, le gouvernement français a l’ambition de faire de la France le leader de l’hydrogène décarboné d’ici à 2030. En 2022, l’Etat a annoncé 2,1 Mrds d’investissements pour la construction de quatre gigafactories d’électrolyseurs d’une capacité totale de 2 GW par an à horizon 2027. Ces infrastructures doivent non seulement permettre de répondre aux besoins français, mais aussi d’exporter vers les pays voisins. Des réflexions sont menées en parallèle pour créer un réseau d’interconnexions au niveau européen (European Hydrogen Backbone) financé dans le cadre des Projets importants d'intérêt européen commun.
Agriculture :
La France reste en 2022 la première puissance agricole européenne avec ses 95,8 Mrds EUR de production agricole4. Celle-ci a fortement gagné en valeur en 2022 (+17,4%)5, amplifiant la reprise engagée en 2021 (+7,7%). Si elle a augmenté en valeur depuis 2019 (+24,5%), la production agricole française a en même temps diminué en volume (-2,6%). Un écart expliqué par l’inflation. Première bénéficiaire de la Politique agricole commune (PAC), la France se verra attribuer 9,1 Mrds EUR par an jusqu’en 2027, soit 17% de l’enveloppe globale. Le dernier recensement agricole de 2020 dénombrait 496’000 exploitants agricoles pour 389’000 exploitations en France métropolitaine6, un chiffre en recul de 1,5% à 2% par an. Une tendance appelée à se poursuivre compte tenu du vieillissement de la population des exploitants agricoles: 43% de ces derniers sont âgés de plus de 55 ans et devraient partir en retraite d’ici 2033.
L’agroalimentaire est le premier secteur industriel français, autant en termes de stock d’investissement, de chiffre d’affaires (198 Mrds EUR) que d’emplois (437’000). La France maintient son 6e rang d’exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires pour une valeur totale de 69.9 Mrds EUR, avec 4,5% de part de marché et une balance commerciale excédentaire de 9,4 Mrds EUR. Une position toutefois en net recul par rapport à 2005 où la France se classait encore 3e. La France redevient en 2022 le 2e producteur mondial de vin, derrière l’Italie et devant l’Espagne. Elle voit sa production augmenter à 45.8 Mio d’hectolitres, soit 21% de plus qu’en 2021, année de faible production7. La France est également le premier producteur de céréales et de viande bovine de l’UE et le deuxième producteur de lait, derrière l’Allemagne.
Les Missions et les services du Conseil d’Affaire France-Suisse ( CAFS ) :
Notre mission :
La France et la Suisse sont appelés à se tourner vers l’avenir pour se définir des objectifs et se fixer de nouveaux horizons de coopération sur la base du principe gagnant-gagnant. Dans cette optique, la création du Conseil d’Affaires France-Suisse (CAFS) est censé baliser la voie à de nouveaux partenariats et à une coopération élargie pour le lancement de projets d’intérêts communs et revêt une importance particulière dans le sens où elle traite des relations bilatérales et les moyens de leur consolidation, particulièrement dans les domaines économique, commercial et celui de l’investissement , la création de conseil d’affaire peut ouvrir la voie à la proposition et l’étude de projets de partenariats, l’examen d’opportunités d’investissement, le développement des échanges commerciaux et l’enrichissement des liens de coopération.
Notre vision :
Le Conseil d’Affaire France-Suisse (CAFS) est le lien ultime entre les entreprises suisses et Françaises. Une plateforme où les acteurs économiques des deux pays vont se rencontrer et s’engager dans le but de multiplier les partenariats économiques et commerciaux. Le CAFS est chargée de la promotion et du renforcement des relations, des échanges économiques, du développement du commerce et de la promotion des investissements.
Afin d’atteindre nos objectifs, nous unissons nos efforts avec les institutions publiques, du secteur privé, des universités et des centres de recherche et de formation.
Nos valeurs :
Excellence : miser sur une technologie de pointe, une information précise, et une expertise de qualité.
Performance : une culture de l’entreprise basée sur un esprit d’équipe solide, permettant un rendement optimal pour demeurer un partenaire de choix.
Transparence : Nous nous engageons à présenter une offre et tarification maitrisée. Notre processus est connu et validé à l’avance, nous garantissons une communication et interaction tout au long du processus.
Les services du Conseil d’Affaire France-Suisse (CAFS) :
Missions et réunions :
Le Conseil d’Affaire France-Suisse (CAFS) a l’ambition de devenir un lien entre les parties Française et Suisse, que ce soit pour l’importation, l’exportation, l’investissement ou la coopération. Identifier et sélectionner le partenaire Français ou Suisse approprié est souvent difficile et prend du temps. Le CAFS réfléchit selon les principes du marché et ira rencontrer votre client. A travers notre méthodologie de création de liens authentiques, nous vous promettrons un planning individuel de rencontres qui fournira les outils pour réussir sur le marché Français et Suisse. Le CAFS vous apporte des partenaires potentiels en France et en Suisse. Le CAFS organisera plusieurs fois par an des missions commerciales, ces missions seront principalement sectorielles, des rencontres individuelles supplémentaires seront organisées pour vous selon vos préférences, afin de vous permettre de développer des contacts commerciaux efficaces et ciblés avec les bons partenaires locaux.
Ouvrir un bureau local :
- Si vous souhaitez démarrer un projet en France ou en Suisse, vous aurez besoin de bureaux temporaires, d’un espace pour rencontrer vos partenaires : le CAFS vous propose des solutions de bureau flexibles.
- Nous vous permettrons de vous installer en douceur, ou tout simplement de vous permettre d’avoir une adresse pour recevoir votre courrier en toute sécurité et d’être joignable à cette adresse.
Expositions internationales :
Le Conseil d’Affaire France-Suisse (CAFS) organise des activités autour de plusieurs foires, salons et expositions pour soutenir votre entreprise. Nous combinons nos forces et opérons en groupe, afin de vous fournir :
- Des prix au m2 intéressants pour nos membres.
- Rencontres individuelles avec des clients potentiels sur votre stand .
- Réceptions et dîners en réseau .
- Ateliers .
- Visites d’entreprises locales .
- Assistance aux traducteurs, chauffeurs et pick-up .
Une lettre d’information :
Le Conseil d’Affaire France-Suisse (CAFS) édite une lettre d’information qui publiera les informations économiques d’actualité et les opportunités d’affaires dans les deux pays , des analyses et des études de qualité sur divers thématiques seront proposées à nos adhérents et lecteurs, rédigées par des experts des deux pays .
Partenaires :
Le Conseil d’Affaire France-Suisse (CAFS) choisira des partenaires de confiance et d’excellence afin d’exécuter a bien ses missions, dans ce cadre plusieurs organismes des deux pays seront contactés pour adhérer à ce projet (chambre de commerces, fédérations patronales, entreprises, cabinets juridiques,…) .

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